En France, une enquête a été ouverte concernant une possible influence extérieure sur les élections locales, qui pourrait viser la discréditation de candidats via des outils numériques.
L’initiative de l’enquête a été prise par le parquet de Paris, rapporte Reuters.
Les enquêteurs examinent la piste d’une campagne en ligne coordonnée qui aurait pu cibler trois candidats à la mairie issus du mouvement politique La France insoumise.
Selon des sources françaises, l’opération potentielle est liée à une structure peu connue appelée BlackCore, soupçonnée d’activités dans le domaine de l’influence informationnelle.
Comment la campagne aurait fonctionné
Il est question, selon les premières analyses, de l’utilisation de méthodes numériques de discrédit, notamment :
- création de faux sites d’information
- utilisation de faux comptes sur les réseaux sociaux
- diffusion de publicités contenant des messages négatifs
- propagation de contenus manipulatoires sur les candidats
L’objectif de ces actions aurait été, selon l’enquête, de créer une image négative des responsables politiques avant les élections.
Qui a été ciblé par la campagne
Les enquêteurs examinent un éventuel impact sur les candidats suivants :
- Sébastien Delogu (Marseille)
- François Piquemal (Toulouse)
- David Guiraud (Roubaix)
Quelles infractions sont envisagées
Le parquet français analyse plusieurs qualifications possibles, notamment :
- ingérence étrangère dans le processus électoral
- cybercriminalité et espionnage numérique
- diffusion de désinformation
- manipulation de l’opinion publique via des plateformes en ligne
Des unités spécialisées dans la cybercriminalité participent à l’enquête.
Contexte politique de l’affaire
Le mouvement La France insoumise a déjà été au centre de nombreuses controverses politiques en France, notamment en raison de ses positions en matière de politique internationale. Le parti rejette toutefois toute accusation de radicalisme.
Pourquoi cette affaire est importante
Cette enquête souligne l’attention croissante de la France face à la menace de l’influence informationnelle sur les élections, où les méthodes traditionnelles sont de plus en plus remplacées par des campagnes numériques et des réseaux sociaux capables d’influencer rapidement l’opinion publique.
