La France intercepte un pétrolier de la flotte fantôme russe : le navire transféré à l’enquête à Marseille

Le pétrolier Deyna, associé à la soi-disant « flotte fantôme » russe, est arrivé au port de Marseille-Fos après avoir été intercepté par les forces militaires françaises en mer Méditerranée. Le navire a déjà été placé sous le contrôle des autorités judiciaires en vue d’une enquête approfondie.

Selon les autorités maritimes françaises, le pétrolier fera l’objet d’une enquête préliminaire et restera à la disposition du parquet de Marseille, rapporte Le Figaro.

Soupçons de faux pavillon et de contournement des sanctions

L’opération d’interception a été menée conformément au droit maritime international, en raison de soupçons d’utilisation d’un faux pavillon du Mozambique. Il s’agit d’un schéma typique employé par des navires liés aux exportations énergétiques russes afin d’échapper aux contrôles liés aux sanctions.

Il est établi que le pétrolier provenait du port russe de Mourmansk, ce qui a renforcé les soupçons quant à son rôle dans la logistique d’exportation de pétrole en contournement des restrictions.

Mesures de sécurité renforcées autour du navire

Après son arrivée à Marseille, des restrictions de sécurité strictes ont été instaurées autour du Deyna. Notamment, des interdictions de survol et de navigation à proximité du lieu d’amarrage ont été mises en place.

Ces mesures témoignent de l’attention accrue des autorités françaises face aux risques potentiels, tant juridiques que techniques.

Une lutte systémique contre la « flotte fantôme » russe

L’incident impliquant le Deyna constitue déjà le deuxième cas similaire en 2026, où la France intercepte un navire lié à des mécanismes russes de contournement des sanctions.

L’opération a été menée avec le soutien du Royaume-Uni, soulignant la coordination des alliés européens dans la lutte contre les transports maritimes illégaux d’énergie russe.

Les experts estiment que de telles actions pourraient indiquer une transition progressive d’inspections ponctuelles vers un contrôle systémique des routes maritimes utilisées pour contourner les sanctions visant la Russie.

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