La SNCF se prépare à une nouvelle vague de chaleur : des perturbations du trafic ferroviaire restent possibles

À l’approche d’un nouvel épisode de fortes chaleurs, la SNCF a renforcé son dispositif de surveillance afin de limiter les perturbations sur le réseau ferroviaire, rapporte Le Monde. Cette vigilance intervient au moment où débute la saison des vacances d’été, marquée par une forte hausse du nombre de voyageurs.

Le président de la SNCF, Jean Castex, a assuré que l’entreprise mobilisait tous les moyens disponibles pour maintenir le trafic, tout en reconnaissant que des incidents ne pouvaient être totalement exclus en cas de températures extrêmes.

Des trains retirés temporairement pour des contrôles techniques

Avant le pic des déplacements estivaux, plusieurs rames ont été temporairement retirées du service afin de réaliser des inspections préventives et de préparer le matériel roulant aux conditions de forte chaleur.

Les équipes techniques surveillent en permanence les voies, les caténaires et les autres infrastructures essentielles. Une partie importante des opérations de maintenance est effectuée pendant la nuit, lorsque les températures sont plus basses.

Les fortes températures mettent le réseau sous pression

La chaleur prolongée peut affecter directement les infrastructures ferroviaires. Les rails métalliques se dilatent, tandis que les lignes aériennes de contact peuvent perdre leur tension, augmentant ainsi le risque d’incidents techniques et de perturbations de l’alimentation électrique.

Lors de la précédente vague de chaleur, plusieurs trains avaient dû s’arrêter en raison de problèmes sur les caténaires, laissant parfois les passagers immobilisés à bord pendant plusieurs heures.

La précédente canicule avait provoqué des retards et des suppressions

Selon la SNCF, environ 10 % des circulations avaient été supprimées ou fortement perturbées pendant le précédent épisode de chaleur intense.

L’entreprise souligne toutefois que la grande majorité des 2,7 millions de voyageurs transportés durant cette période ont pu rejoindre leur destination sans retard majeur. Elle reconnaît néanmoins que les longues interruptions de trafic restent inacceptables pour les usagers.

Un réseau confronté aux effets du sous-investissement

Jean Castex estime que les difficultés actuelles ne s’expliquent pas uniquement par le changement climatique. Elles résultent également de plusieurs décennies de sous-investissement dans une partie du réseau ferroviaire.

Selon lui, le développement des lignes à grande vitesse TGV a longtemps été privilégié, tandis que la modernisation des lignes classiques, des caténaires, de la signalisation et des trains régionaux n’a pas bénéficié du même niveau de financement.

Des investissements pour adapter le rail aux défis climatiques

La SNCF souligne que l’État et les collectivités territoriales investissent désormais davantage dans la modernisation des infrastructures afin de les rendre plus résistantes aux phénomènes météorologiques extrêmes.

L’entreprise explique également que ces programmes de rénovation représentent une part importante des investissements actuels, destinés à améliorer la fiabilité du réseau et à renouveler le matériel roulant.

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