Le vendredi 13 février, vers 18 heures, un homme armé d’un couteau et de ciseaux a tenté d’agresser un gendarme lors de la cérémonie quotidienne de ravivage de la flamme du Soldat inconnu, sous l’Arc de Triomphe à Paris.
L’uniforme du militaire visé, membre de la musique de la gendarmerie mobile, a absorbé le choc. Un autre gendarme a riposté en ouvrant le feu, blessant grièvement l’assaillant, qui est décédé des suites de ses blessures.
Un profil connu des services antiterroristes
La justice belge a condamné l’assaillant, né en 1978 et de nationalité française, à 17 ans de prison en 2013 pour avoir blessé deux policiers à Bruxelles en 2012. Les autorités l’ont transféré en France en 2015. Puis, elles l’ont libéré le 24 décembre 2025 et elles l’ont placé sous mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance (MICAS).
Selon Le Monde, l’homme avait appelé le commissariat d’Aulnay-sous-Bois quelques heures avant l’attaque, déclarant :
« Je vais commettre un attentat sur Paris en tuant des militaires. »
Une surveillance insuffisante ?
Malgré la MICAS, l’assaillant a pu passer à l’acte. Ce cas illustre les difficultés rencontrées par les autorités pour assurer un suivi efficace des individus radicalisés sortis de détention.
Le parquet national antiterroriste s’est saisi de l’enquête, ouverte pour tentative d’assassinats sur personnes dépositaires de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste.
Une menace persistante
Cette attaque rappelle la menace que représentent les individus radicalisés, même après leur sortie de prison. Elle soulève des questions sur l’efficacité des dispositifs de surveillance actuels et la nécessité de renforcer les moyens alloués à la lutte contre le terrorisme.
