Les dirigeants de la Coalition des volontaires se sont réunis à Paris le 13 juillet 2026 pour renforcer leur soutien à l’Ukraine. Emmanuel Macron a coprésidé le sommet avec Keir Starmer et Friedrich Merz, en présence de Volodymyr Zelensky. Les discussions ont porté sur la défense aérienne, les sanctions contre la Russie et les futures garanties de sécurité. Cette réunion marque ainsi une nouvelle étape dans la coordination militaire européenne.
Selon l’Élysée, les représentants des 37 pays membres se sont retrouvés à l’Hôtel national des Invalides. La Moldavie et la Macédoine du Nord ont rejoint la Coalition, lancée en 2025 par la France et le Royaume-Uni. Les participants veulent soutenir les forces ukrainiennes et préparer les conditions d’une paix durable. Cependant, ces garanties doivent entrer en vigueur après un cessez-le-feu crédible.
La Coalition des volontaires renforce la défense aérienne
Les membres de la Coalition ont décidé d’accélérer les livraisons de systèmes de défense aérienne. Ils souhaitent également fournir davantage d’intercepteurs et de capacités de longue portée. En outre, une Coalition intégrée contre les missiles balistiques a été créée.
Cette nouvelle structure réunit dix membres fondateurs, dont la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Ukraine et le Royaume-Uni. Elle doit définir des besoins opérationnels communs et créer des groupes techniques. Par ailleurs, les pays concernés prévoient de renforcer la recherche et le partage d’informations.
L’objectif consiste à mieux répondre aux attaques russes contre les villes et les infrastructures ukrainiennes. Les partenaires veulent aussi développer leurs capacités industrielles. Ainsi, certains équipements pourront être produits sous licence directement en Ukraine.
Une nouvelle feuille de route entre Paris et Kyiv
La France et l’Ukraine ont adopté une feuille de route pour approfondir leur coopération bilatérale de défense. Elle met en œuvre des engagements préparés depuis novembre 2025. Elle prévoit notamment l’acquisition de systèmes SAMP/T de nouvelle génération.
L’accord porte aussi sur un projet d’achat de 16 avions Rafale par l’Ukraine. Les premiers appareils devraient pouvoir opérer dans le ciel ukrainien en 2028 ou 2029. Toutefois, les formations doivent commencer dans les prochains mois.
Des radars et des missiles supplémentaires doivent également être transférés. De plus, la France autorisera la production sous licence de missiles Aster et SCALP. Les bombes guidées AASM sont aussi concernées par cette coopération industrielle.
Cette décision doit permettre à Kyiv de reconstituer plus rapidement ses stocks. Cependant, sa mise en œuvre dépendra des capacités industrielles, des financements et des calendriers de production.
Les alliés veulent renforcer les sanctions contre la Russie
Les dirigeants ont confirmé leur volonté d’accroître la pression économique sur Moscou. Ils prévoient de renforcer les sanctions et de mieux lutter contre leur contournement. Le secteur bancaire, le complexe militaro-industriel et les intermédiaires doivent être particulièrement visés.
Par ailleurs, la Coalition veut intensifier ses actions contre la flotte fantôme russe. Ces navires permettent à Moscou de poursuivre certaines exportations malgré les restrictions occidentales. Les pays participants souhaitent donc coordonner davantage les contrôles et le partage de renseignements.
Les avoirs russes resteront immobilisés jusqu’à l’arrêt de l’agression et à l’indemnisation de l’Ukraine. Néanmoins, les participants n’ont pas annoncé leur déblocage immédiat au profit de Kyiv. Le cadre juridique reste donc un enjeu important.
Des garanties de sécurité après un cessez-le-feu
La Coalition poursuit aussi la préparation d’une force multinationale destinée à soutenir l’Ukraine. Cette force interviendrait uniquement après la mise en place d’un cessez-le-feu crédible. Elle aurait une mission défensive sur terre, dans les airs et en mer.
Des exercices militaires doivent être organisés dans les pays voisins de l’Ukraine. Ils serviront à tester les plans et les capacités de déploiement. Cependant, cette force ne surveillerait pas directement le cessez-le-feu.
Son rôle consisterait surtout à aider l’armée ukrainienne à se reconstruire. Elle pourrait également sécuriser la reprise des liaisons aériennes et du trafic maritime. Enfin, elle doit décourager une nouvelle attaque russe après un éventuel accord de paix.
Le sommet de Paris montre donc une évolution de la stratégie européenne. Les alliés ne se limitent plus aux livraisons immédiates. Ils préparent aussi une coopération industrielle durable et des garanties pour l’après-guerre.
Toutefois, ces projets restent liés à l’évolution du conflit et aux négociations diplomatiques. Leur portée dépendra également des engagements financiers et militaires de chaque pays. La Coalition des volontaires cherche ainsi à démontrer qu’elle peut soutenir l’Ukraine sur le long terme.
