Niamey sous le feu : la junte accuse Paris

Dans la nuit du 28 au 29 janvier, l’aéroport international de Niamey a été la cible d’une attaque d’une ampleur inédite. Des tirs nourris ont retenti, semant la panique. Aucune revendication immédiate n’a été faite, mais le mode opératoire rappelle celui des groupes djihadistes actifs dans la région.

Selon Le Monde, le lendemain, le général Abdourahamane Tiani, chef de la junte au pouvoir depuis le coup d’État de juillet 2023, a rapidement désigné des responsables. Il a accusé les présidents français, béninois et ivoirien de soutenir les auteurs de l’attaque. Ces pays ont fermement nié toute implication.

Cette attaque survient dans un contexte de tensions croissantes entre le Niger et la France. Depuis le renversement du président Mohamed Bazoum, les relations se sont détériorées. La junte a exigé le départ des forces françaises et a renforcé ses liens avec la Russie.

Par ailleurs, un stock d’uranium appartenant au groupe français Orano est bloqué à l’aéroport de Niamey depuis plusieurs semaines. Cette situation ajoute une dimension économique aux tensions diplomatiques.

L’attaque de l’aéroport et les accusations portées contre la France illustrent la fragilité de la situation au Niger. La junte cherche à consolider son pouvoir en désignant des ennemis extérieurs, tandis que la France tente de maintenir son influence dans la région.

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