À quelques jours du second tour des municipales, la situation se tend à Nice. Le maire sortant Christian Estrosi se retrouve fragilisé après le refus de soutien d’une figure clé de la droite française, dans un duel déjà très conflictuel face à Éric Ciotti.
Selon Le Monde, Bruno Retailleau, président des Républicains, a décidé de ne pas soutenir Christian Estrosi pour le second tour. Il a laissé les électeurs libres de leur choix, sans consigne officielle de vote.
Ce refus intervient dans un contexte politique explosif. Le duel entre Estrosi et Ciotti dépasse désormais le cadre local et symbolise une fracture profonde à droite. Éric Ciotti, allié au Rassemblement national, est arrivé largement en tête au premier tour, avec plus de 43 % des voix, contre environ 31 % pour Estrosi.
L’absence de soutien clair de la direction des Républicains affaiblit encore davantage la position du maire sortant. Elle met en évidence les divisions internes du camp conservateur, partagé entre une ligne modérée et une alliance assumée avec l’extrême droite.
Dans ce contexte, le second tour s’annonce particulièrement incertain. La bataille pour Nice, cinquième ville de France, devient un symbole national des recompositions politiques en cours à droite.
