Nicolas Sarkozy échappe à une nouvelle procédure judiciaire. Le parquet national financier (PNF) met fin à une enquête ouverte pour trafic d’influence en Russie, faute d’éléments suffisants pour caractériser une infraction.
L’affaire portait sur des activités de conseil de l’ancien président auprès d’une société russe, dans un contexte déjà marqué par plusieurs dossiers sensibles.
Selon Le Monde, les magistrats ont classé l’enquête sans suite pour « absence d’infraction », après plusieurs années d’investigations.
Ouverte en 2020 après un signalement de Tracfin, la procédure visait un contrat de 3 millions d’euros conclu avec l’assureur russe Reso-Garantia, contrôlé par des oligarques proches du pouvoir.
Mais les enquêteurs n’ont jamais réussi à établir précisément le rôle joué par Sarkozy ni la nature exacte de ses missions.
« Les investigations n’ont pas permis de caractériser les infractions »
Un élément clé a freiné les investigations : la coopération jugée très limitée des autorités russes, qui a empêché de clarifier les flux financiers et les activités liées au contrat.
Cette décision ne met pas fin aux difficultés judiciaires de l’ancien chef de l’État. Nicolas Sarkozy reste impliqué dans plusieurs autres affaires, notamment liées à des soupçons de financement politique et de corruption.
Dans ce dossier précis, toutefois, la justice française considère désormais qu’aucune poursuite ne se justifie.
