La Russie a demandé, mercredi 3 juin 2026, à la France de libérer le capitaine russe du tanker Tagor, intercepté par la marine française dans l’Atlantique, selon Reuters. Le navire figure dans les circuits liés au commerce pétrolier russe sous sanctions.
D’après Reuters, Paris a ordonné au tanker de rejoindre le territoire français après son interception. Moscou conteste cette décision et parle d’« acte illégal ». L’ambassade russe affirme que les autorités françaises ont informé Moscou de la détention du capitaine, sur des accusations que la Russie juge infondées.
L’affaire intervient dans un contexte de surveillance renforcée des navires soupçonnés de contourner les sanctions visant les exportations russes. Elle peut accroître les tensions diplomatiques entre Paris et Moscou, déjà fortes depuis la guerre en Ukraine et les restrictions occidentales sur l’énergie russe.
L’enjeu dépasse le seul cas du Tagor. Les autorités européennes cherchent à limiter les circuits maritimes qui permettent à la Russie de continuer à vendre son pétrole. Moscou, de son côté, accuse les pays occidentaux d’utiliser les sanctions pour entraver son commerce extérieur.
