Une violente controverse oppose Reuters à la direction du renseignement américain. Dans une dépêche publiée ce week-end, l’agence affirme que, selon plusieurs sources du renseignement, Vladimir Poutine conserve des ambitions inchangées en Ukraine et en Europe.
Selon Le Figaro, l’objectif resterait la soumission de Kiev et la reconquête d’une zone d’influence héritée de l’URSS. Tulsi Gabbard, directrice du renseignement national, a publiquement démenti ces informations.
« C’est un mensonge et de la propagande », accuse-t-elle. »
Elle reproche à Reuters de chercher à « saper les efforts du président Trump » pour mettre fin à la guerre et d’alimenter la peur afin de justifier une escalade.
Deux récits irréconciliables
Selon Tulsi Gabbard, les services américains estiment que Moscou cherche avant tout à éviter un affrontement avec l’OTAN. Ils jugent aussi que la Russie ne dispose pas, à ce stade, des capacités nécessaires pour conquérir l’ensemble de l’Ukraine, encore moins l’Europe.
Reuters maintient pourtant ses informations. L’agence cite six sources concordantes et souligne la constance des analyses occidentales depuis 2022. Elles rejoignent les inquiétudes exprimées par de nombreux dirigeants européens.
La question explosive des territoires
Alors que des négociations se poursuivent en Floride, la question des concessions territoriales ukrainiennes reste centrale. La Russie occupe environ 20 % du territoire de l’Ukraine. Donald Trump affirme vouloir la paix. Mais la guerre des récits, elle, s’intensifie.
