Renzo Piano revient à Montparnasse. À 88 ans, l’architecte italien a présenté à l’Hôtel de ville de Paris un nouveau projet de transformation du centre commercial, symbole de l’urbanisme de dalle des années 1970. D’après Le Monde, les travaux pourraient débuter en 2028.
L’ambition est claire : ouvrir un ensemble longtemps jugé opaque et refermé sur lui-même.
D’un geste simple, Piano retire la partie supérieure de la maquette. Le bâtiment devient traversant. Les rez-de-chaussée s’ouvrent. La transparence remplace l’enclavement.
Une place, des arbres, des usages
Au cœur du projet, une nouvelle place publique et 151 arbres plantés sur l’ensemble du site. Une structure blanche redessine les volumes. Les toits accueillent des espaces sportifs. Un bâtiment public, au pied de la tour Montparnasse, s’ouvre à la musique et aux pratiques culturelles.
« On n’enlève que cela, le reste, on n’y touche pas », insiste Renzo Piano.
Rééquilibrer les fonctions urbaines
Le programme prévoit une résidence étudiante, de nouveaux espaces publics et une évolution des usages. Les bureaux gagnent 11 000 mètres carrés supplémentaires. Les commerces reculent, sans disparaître. L’architecte revendique une transformation mesurée, respectueuse de l’existant, mais résolument tournée vers la vie urbaine.
À Montparnasse, Piano ne promet pas une rupture radicale. Il propose une réparation. Une manière de réconcilier une dalle contestée avec son quartier et son époque.
