Samedi, à Asuncion, l’Union européenne et les pays du Mercosur doivent signer un traité de libre-échange présenté comme historique. Négocié depuis 1999, l’accord vise à créer l’une des plus grandes zones commerciales au monde, malgré des inquiétudes persistantes dans plusieurs pays européens, notamment dans le secteur agricole.
D’après TF1, la cérémonie réunit Ursula von der Leyen, Antonio Costa, ainsi que les présidents paraguayen Santiago Peña et uruguayen Yamandu Orsi. La présence de Javier Milei reste incertaine. Lula a joué un rôle clé dans l’avancée du texte, mais il ne se rend pas au Paraguay.
Un marché de 700 millions de consommateurs… et un choc redouté
Ensemble, les deux blocs pèsent près de 30% du PIB mondial et représentent plus de 700 millions de consommateurs. L’accord prévoit une forte baisse des droits de douane. L’Europe espère doper ses exportations de voitures, machines, vins et fromages.
Le Mercosur, lui, veut faciliter l’accès de son bœuf, volaille, sucre, riz, miel et soja au marché européen via des quotas détaxés.
Pour les opposants, le traité fragilise l’agriculture européenne face à des produits moins chers et jugés insuffisamment contrôlés. Pour ses partisans, il relance une économie européenne en difficulté et renforce le lien stratégique avec l’Amérique latine.
