Coup de froid et combats : Kiev espère une pause énergétique

La guerre en Ukraine entre dans une nouvelle phase marquée par un fragile espoir diplomatique. Jeudi 29 janvier, le président américain Donald Trump a déclaré qu’il avait demandé à Vladimir Poutine de suspendre les frappes sur Kyiv et d’autres grandes villes ukrainiennes pendant une semaine. L’objectif affiché est de créer les conditions d’un dialogue entre Moscou et Kiev. 

Selon TF1, le Kremlin a confirmé la demande américaine, sans préciser le calendrier exact de cette trêve. Pendant ce laps de temps, Moscou s’abstient de frapper certaines cibles énergétiques, notamment dans la capitale ukrainienne. Cette annonce intervient alors que l’hiver atteint des températures extrêmes, jusqu’à –30 °C, accentuant la crise humanitaire. 

La décision américaine suscite des réactions contrastées. Des dirigeants européens saluent l’initiative humanitaire, mais rappellent que les attaques russes continuent ailleurs en Ukraine, notamment contre les infrastructures énergétiques et électriques. Malgré la pause partielle, plusieurs régions restent sous pression militaire intense. 

« Nous remercions les États-Unis pour leurs efforts visant à mettre fin aux attaques contre le secteur énergétique », a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans son message quotidien.

Civils pris entre combats et froid

Sur le terrain, la situation reste dramatique. Les autorités ukrainiennes ont ordonné l’évacuation forcée des familles avec enfants dans sept villages du nord-est, signe de l’avancée des forces russes dans cette zone. 

Parallèlement, les réseaux électriques ukrainiens subissent des attaques répétées, laissant des millions de civils sans électricité ni chauffage au cœur d’une vague de froid exceptionnelle. La perspective d’une pause limitée dans les frappes est accueillie avec prudence : beaucoup craignent qu’elle ne soit qu’un répit temporaire, sans vraie avancée vers la paix. 

Négociations et perspectives d’avenir

Les discussions diplomatiques se poursuivent, avec une prochaine réunion du groupe de contact pour la défense de l’Ukraine prévue à l’Otan. L’objectif est d’intensifier la coopération militaire et politique entre alliés occidentaux et Kiev. 

Pour l’instant, aucun compromis n’a été trouvé sur les questions territoriales, notamment dans l’est du pays. Zelensky l’a rappelé clairement : il refuse de céder des territoires ukrainiens en échange de la paix. Le conflit demeure donc non seulement une crise militaire majeure, mais aussi un défi diplomatique complexe, mêlant pression internationale, préoccupations humanitaires et enjeux stratégiques lourds.

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