Louvre Hôtels : le géant chinois contre-attaque en France !

Le groupe Louvre Hôtels, propriété du conglomérat chinois Jin Jiang depuis 2015, tente de redorer son blason en France. Avec des enseignes telles que Campanile, Kyriad et Première Classe, le groupe a connu une perte de vitesse notable ces dernières années.

Selon Le Monde, en 2019, il gérait 864 établissements ; aujourd’hui, ce nombre est tombé à 793, selon le cabinet MKG. Face à un marché dominé par Accor, Louvre Hôtels mise sur une stratégie de rénovation et de modernisation pour regagner du terrain.

Une transformation en profondeur

Le plan de rénovation vise à moderniser l’image vieillissante des hôtels, notamment en abandonnant le célèbre « vert Shrek » des Campanile. Le groupe introduit également de nouveaux modèles managériaux, comme la gérance-mandat, un système qui confie la gestion des établissements à des entrepreneurs indépendants. Cette approche, bien que contestée, est perçue comme un moyen de dynamiser l’offre et de responsabiliser les gestionnaires.

Un représentant du groupe souligne :

« Nous voulons insuffler une nouvelle énergie à nos marques historiques en les adaptant aux attentes contemporaines des clients. »

Cette déclaration reflète la volonté de Louvre Hôtels de se repositionner sur le marché en misant sur l’innovation et la flexibilité.

Des défis à surmonter

Malgré ces initiatives, le groupe doit faire face à plusieurs défis. La concurrence accrue, les évolutions des attentes des consommateurs et les critiques sur le modèle de gérance-mandat sont autant d’obstacles à surmonter. De plus, la dépendance à l’égard du marché chinois, notamment en termes de financement et de stratégie, pourrait limiter la marge de manœuvre du groupe en France.

En somme, Louvre Hôtels entreprend une transformation ambitieuse pour retrouver sa place sur le devant de la scène hôtelière française. Le succès de cette stratégie dépendra de sa capacité à innover tout en répondant aux attentes d’une clientèle de plus en plus exigeante.

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