BioNTech supprime 1 860 postes après l’effondrement des vaccins Covid

BioNTech engage une restructuration massive après la chute des ventes de vaccins anti-Covid. Le laboratoire allemand, devenu mondialement connu pendant la pandémie grâce à son vaccin développé avec Pfizer, prévoit de supprimer jusqu’à 1 860 postes. Cette coupe représente environ 22 % de ses 8 400 salariés. L’entreprise veut adapter son organisation à une demande désormais beaucoup plus faible. 

Des sites allemands et singapouriens menacés

Selon Le Monde, le groupe compte arrêter plusieurs activités industrielles d’ici à 2027. Il vise trois sites en Allemagne, à Idar-Oberstein, Marbourg et Tübingen, ainsi qu’un site à Singapour. Le site de Tübingen vient de CureVac, biotech rachetée par BioNTech en 2025. BioNTech pourrait vendre une partie ou la totalité de ces installations. La production des vaccins Covid doit désormais passer davantage par son partenaire américain Pfizer. 

Une entreprise riche, mais sous pression

BioNTech a publié une perte nette d’environ 532 millions d’euros au premier trimestre 2026, contre 416 millions un an plus tôt. Pourtant, le groupe conserve une trésorerie importante, estimée à 16,7 milliards d’euros en liquidités et titres financiers. BioNTech veut économiser 500 millions d’euros par an d’ici 2029. Il lance aussi un programme de rachat d’actions de 1 milliard de dollars

Cap sur l’oncologie

La restructuration ne marque pas seulement une phase de repli. Elle accompagne aussi un changement stratégique. BioNTech veut concentrer ses moyens sur la recherche, surtout dans le traitement du cancer. L’entreprise maintient un budget de recherche et développement compris entre 2,2 et 2,5 milliards d’euros pour 2026. Le marché attend désormais de voir si BioNTech peut réussir une deuxième transformation, après son succès exceptionnel pendant la crise sanitaire. 

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