Le Rassemblement national a perdu Villers-Cotterêts, une ville qu’il contrôlait depuis 2014. Cette défaite pèse lourd politiquement, car le parti de Marine Le Pen présentait cette commune comme une vitrine de son implantation locale.
Selon Le Monde, Jeanne Roussel, candidate centriste proche du camp présidentiel, a remporté la mairie avec 52,51 % des voix. Elle a profité d’une alliance locale avec Cédric Saint-Sulpice, figure active de la ville. Ce rassemblement a attiré une partie des jeunes électeurs et des habitants issus de quartiers plus divers.
Le RN a conservé une base électorale solide, mais il n’a pas réussi à l’élargir. Le départ du maire sortant Franck Briffaut a aussi affaibli le parti. Après douze ans de gestion municipale, une partie des habitants critiquait la qualité des services publics et le manque d’élan culturel.
La Cité internationale de la langue française, pourtant installée dans la commune, aurait pu renforcer l’image de Villers-Cotterêts. Mais les opposants au RN ont accusé la mairie de ne pas avoir assez exploité ce symbole.
Pour Emmanuel Macron, cette victoire offre un signal politique utile avant 2027. Elle montre que le RN peut perdre même dans ses terres anciennes, surtout quand l’opposition locale construit une coalition solide.
