Le procès en appel de Nicolas Sarkozy entre dans une phase décisive. Le parquet a demandé sept ans de prison contre l’ancien président français dans l’affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007.
D’après Le Monde , l’accusation réclame aussi 300 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité. Elle présente Sarkozy comme l’instigateur d’un pacte de corruption avec le régime de Mouammar Kadhafi. Selon les procureurs, des fonds libyens auraient soutenu sa campagne en échange d’un rapprochement diplomatique avec Tripoli.
Le dossier concerne notamment des rencontres en 2005, des intermédiaires politiques et financiers, ainsi que des transferts présumés d’argent. L’accusation évoque environ 6 millions d’euros venus de Libye. Sarkozy nie toute implication et affirme qu’aucun argent libyen n’a financé sa victoire de 2007.
Cette affaire marque déjà l’histoire politique française. En 2025, un tribunal avait condamné l’ancien chef de l’État à cinq ans de prison. Il avait passé vingt jours en détention avant sa libération dans l’attente de l’appel.
Le verdict doit tomber le 30 novembre 2026. D’ici là, la défense va tenter de démonter le récit du parquet. Mais l’affaire fragilise encore l’image de Sarkozy et relance le débat sur la corruption, le financement politique et la responsabilité des anciens dirigeants.
