François-Xavier Bellamy a défendu en France, en juin 2026, l’idée qu’une politique ferme contre l’immigration irrégulière ne contredit pas la foi catholique. L’eurodéputé Les Républicains affirme qu’un pays doit préserver ses équilibres pour pouvoir accueillir durablement. Sa formule — « pour pouvoir accueillir chez soi, il faut avoir un chez-soi » — résume cette position.
D’après Le Figaro, cette déclaration intervient dans un contexte européen sensible. Le 1er juin 2026, les institutions de l’Union européenne ont trouvé un accord sur le règlement « retour », un texte destiné à faciliter l’éloignement des étrangers en situation irrégulière, selon le site de François-Xavier Bellamy, qui indique que l’élu LR a porté ce dossier au Parlement européen. Le texte s’inscrit dans la dernière étape du Pacte européen sur la migration et l’asile.
Pour François-Xavier Bellamy, la fermeté migratoire relève d’abord d’une responsabilité politique. Il estime que l’accueil ne peut fonctionner que si l’Etat conserve la maîtrise de ses frontières, de ses services publics et de sa cohésion sociale. Cette approche cherche à répondre à une partie de l’électorat de droite, favorable à une politique plus stricte sur les reconduites à la frontière.
Le débat prend une dimension religieuse parce que l’Eglise catholique insiste régulièrement sur l’accueil des migrants et la dignité des personnes déplacées. Les opposants à la ligne Bellamy considèrent qu’une politique trop restrictive risque de contredire ce principe. Ils rappellent que la doctrine sociale de l’Eglise appelle à protéger les personnes vulnérables, notamment les réfugiés et les familles.
Les défenseurs de Bellamy répondent que l’accueil ne signifie pas l’absence de règles. Ils distinguent l’aide aux personnes en danger, l’asile politique et l’immigration irrégulière. Selon eux, une politique migratoire ordonnée permettrait de mieux protéger ceux qui ont réellement besoin d’une protection internationale.
L’enjeu politique est important pour Les Républicains. Le parti cherche à occuper un espace entre le camp présidentiel et le Rassemblement national sur les questions migratoires. François-Xavier Bellamy tente d’y ajouter une justification philosophique et morale, en affirmant que la nation reste le cadre nécessaire de la solidarité.
Cette position reste contestée. Elle ouvre un débat plus large sur la manière de concilier souveraineté, droit d’asile, exigences humanitaires et pression migratoire. Elle montre aussi que l’immigration demeure l’un des sujets les plus structurants de la droite française et européenne.
