Après le ralentissement de juin, l’inflation française repart à la hausse pendant les grandes vacances d’été

Les prix à la consommation ont augmenté de 2,1 % sur un an en juillet 2026 en France. L’inflation était limitée à 1,8 % en juin. Ce rebond intervient au cœur d’un été marqué par des dépenses élevées dans les transports et l’énergie. 

Selon l’Insee, les prix ont progressé de 0,6 % entre juin et juillet. Les services et l’énergie expliquent une grande partie de cette hausse. En revanche, les soldes ont entraîné une baisse importante des prix de nombreux produits manufacturés. 

L’inflation accélère avec les dépenses estivales

Les services ont augmenté de 1,6 % en un mois. Les transports ont connu une progression bien plus importante, de 10,9 %. L’hébergement a également augmenté de 12,7 % sur la même période. 

Ces mouvements sont en partie saisonniers. Cependant, ils ont été plus prononcés que pendant l’été précédent.

De plus, les prix de l’énergie ont progressé de 2,3 % sur un mois. Le gaz affiche une augmentation mensuelle de 6,6 %. Les produits pétroliers ont, eux aussi, rebondi de 2,3 %. 

Sur douze mois, l’évolution devient encore plus visible. L’énergie coûte 12,6 % de plus qu’en juillet 2025. Ainsi, le gaz affiche une hausse annuelle de 17,7 %. 

L’alimentation augmente plus modérément

Les prix alimentaires évoluent moins rapidement. Ils progressent de 1 % sur un an. Toutefois, les produits frais affichent une hausse de 3,8 %. 

Certaines catégories sont davantage touchées. Les légumes à feuilles ou à tiges augmentent notamment de 8 % sur un an. Les melons, pastèques et certains autres fruits frais progressent également fortement.

En revanche, les produits manufacturés reculent de 2 % sur un mois. Les soldes expliquent largement cette évolution. Les vêtements et chaussures ont ainsi diminué de 9,8 % par rapport à juin. 

Cette baisse permet donc de limiter l’évolution générale de l’indice.

Le pouvoir d’achat reste sous surveillance

L’inflation sous-jacente atteint désormais 1,3 %, contre 1 % en juin. Cet indicateur exclut notamment certains prix particulièrement volatils. Il permet donc d’observer plus précisément les tendances de fond. 

Par ailleurs, l’indice harmonisé utilisé pour les comparaisons européennes progresse de 2,4 % sur un an. Il était de 2 % le mois précédent. 

Le chiffre global reste bien inférieur aux niveaux enregistrés pendant la forte poussée inflationniste de 2022 et 2023. Cependant, la composition actuelle de la hausse peut peser directement sur les ménages.

L’énergie, les déplacements et certains services occupent une place importante dans les budgets. Ainsi, une inflation modérée en moyenne peut produire des effets très différents selon les habitudes de consommation.

Les prochains chiffres permettront enfin de déterminer si le rebond de juillet était principalement saisonnier. Ils montreront aussi si les tensions énergétiques continuent à alimenter l’inflation française.

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