Paris enquête sur un policier soupçonné d’avoir frappé un manifestant à la tête avec son genou

Le parquet de Paris a ouvert une nouvelle enquête après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant un policier qui aurait frappé un manifestant à la tête avec son genou. Les faits se seraient produits jeudi après-midi, le 8 octobre, lors d’une manifestation de lycéens sur la place de la Bastille, dans la capitale française.

Les investigations ont été confiées à l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN), chargée d’enquêter sur les éventuels manquements des forces de l’ordre. L’ouverture de cette enquête a été annoncée vendredi 9 octobre, rapporte France info.

Le parquet examine un possible recours excessif à la force

L’enquête a été ouverte pour des faits présumés de violences commises par une personne dépositaire de l’autorité publique, ayant entraîné une incapacité totale de travail supérieure à huit jours. Les faits présumés seraient survenus lors d’une manifestation sur la voie publique.

La vidéo diffusée en ligne constitue l’élément à l’origine de cette nouvelle procédure. Les circonstances précises de l’incident et la nature de l’intervention policière doivent toutefois encore être établies dans le cadre de l’enquête.

Cinq enquêtes sont désormais confiées à l’IGPN

Selon le parquet, cette nouvelle procédure porte à cinq le nombre d’enquêtes confiées à l’IGPN concernant de possibles violences commises par des représentants des forces de l’ordre lors de blocages d’établissements scolaires et de manifestations de lycéens à Paris.

L’incident de la place de la Bastille s’inscrit dans un mouvement de mobilisation plus large des élèves en France. D’après les données du ministère de l’Éducation nationale, 141 établissements scolaires étaient encore bloqués dans la matinée du 9 octobre.

L’enquête devra déterminer les circonstances de l’incident filmé et établir si l’intervention du policier était conforme aux règles en vigueur. L’ouverture de cette procédure ne signifie pas, à ce stade, que la culpabilité du fonctionnaire a été établie.

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