En France, les étudiants et les lycéens poursuivent leur mobilisation : les syndicats dénoncent des blocages massifs dans les universités

Les participants au mouvement de contestation organisent des manifestations dans plusieurs villes du pays. Le ministère de l’Éducation évalue l’ampleur des perturbations dans les universités à un niveau nettement inférieur à celui avancé par les organisations étudiantes.

Une nouvelle journée de mobilisation étudiante et lycéenne s’est déroulée en France le mardi 13 octobre, rapporte France info. Selon les estimations du syndicat étudiant, 90 % des universités étaient bloquées ou fermées à la mi-journée. De son côté, le ministère de l’Enseignement supérieur a fait état de perturbations dans 35 % des établissements.

Le ministère a précisé que ce chiffre englobait les fermetures administratives, les blocages et les occupations de locaux universitaires. Dans la matinée, des manifestants ont notamment bloqué le campus d’Assas, à Paris. Des perturbations ont également été signalées sur les campus universitaires de Saint-Étienne, d’Avignon et de Perpignan. Parallèlement, des milliers de personnes ont participé à des marches dans plusieurs villes françaises.

Greta Thunberg rejoint la mobilisation

Saint-Denis reste l’un des principaux foyers du mouvement étudiant. Mardi matin, l’activiste écologiste suédoise Greta Thunberg a participé à une manifestation devant le lycée Paul-Éluard. Elle a déclaré que les jeunes étaient insuffisamment associés aux débats de société et que les établissements scolaires ne bénéficiaient pas des investissements nécessaires.

Selon le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, environ 200 établissements scolaires devaient fermer leurs portes ce jour-là. Il a expliqué que certains se trouvaient à proximité des itinéraires des manifestations et que leur fermeture temporaire visait à prévenir d’éventuelles dégradations. Le ministre a également indiqué que le nombre de fermetures avait diminué par rapport aux semaines précédentes.

Les syndicats réclament une réponse du gouvernement

Le syndicat étudiant a appelé à une manifestation à Paris, prévue à 14 heures. Le cortège devait partir de la place d’Italie pour rejoindre les Invalides, à proximité de Matignon et du ministère de l’Éducation nationale.

D’autres rassemblements étaient prévus dans plusieurs villes. À Rennes, les participants devaient se retrouver à 13 heures sur l’esplanade Charles-de-Gaulle. À Toulouse et à Poitiers, les manifestations devaient commencer à 14 heures.

La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a également exprimé son soutien aux manifestants. Elle a appelé à la grève et aux manifestations, affirmant que la mobilisation se poursuivrait tant que le gouvernement n’aurait pas répondu aux questions soulevées par les participants.

Par ailleurs, les représentants des organisations étudiantes et lycéennes USL, Renouveau Lycéen et Lycéens! doivent rencontrer le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, jeudi. La tenue de cette réunion a été confirmée par le ministère et par les organisations concernées.

Les manifestations se poursuivent ainsi en France, avec des blocages d’établissements, des rassemblements dans les rues et des appels à la grève. Une rencontre entre les représentants des organisations de jeunes et le ministère de l’Éducation est désormais prévue jeudi.

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