Les urgences enregistrent une hausse des passages d’enfants avec le retour des infections respiratoires après la rentrée

Les services d’urgences français constatent une hausse des passages d’enfants depuis la rentrée scolaire. Entre le 14 et le 20 septembre, leur nombre a progressé de 10 % en une semaine. Les infections respiratoires et ORL expliquent une partie de cette évolution. Toutefois, plusieurs indicateurs restent proches ou inférieurs aux niveaux observés les années précédentes.

Selon Santé publique France, les urgences ont enregistré 8 502 passages supplémentaires d’enfants en semaine 38. Les hospitalisations après un passage aux urgences ont aussi augmenté de 10 % chez les moins de deux ans. Chez les adultes, en revanche, les volumes globaux sont restés stables. 

La bronchiolite progresse chez les bébés

La bronchiolite connaît l’une des augmentations les plus visibles. Les passages aux urgences pour cette infection ont progressé de 74 % chez les enfants de moins d’un an en une semaine.

Cette hausse représente 289 passages supplémentaires. Cependant, le niveau reste légèrement inférieur à celui observé à la même période les années précédentes. Il ne faut donc pas confondre une forte progression hebdomadaire avec une situation exceptionnellement élevée. 

Les pathologies ORL progressent également. Chez les enfants, elles augmentent de 39 %, soit 2 870 passages supplémentaires.

Par ailleurs, les crises d’asthme sont plus nombreuses. Les urgences constatent une hausse de 21 % chez les enfants et de 29 % chez les personnes âgées de 15 à 74 ans.

Le Covid remonte mais reste à un niveau bas

Les suspicions de Covid-19 augmentent aussi. La progression atteint 16 % chez les enfants et 67 % chez les adultes.

Néanmoins, les volumes restent inférieurs à ceux enregistrés les années précédentes. La hausse doit donc être interprétée avec prudence.

La grippe et les syndromes grippaux progressent, eux, de 32 % tous âges confondus. Leur niveau apparaît légèrement supérieur à celui observé les années précédentes à la même période. 

La situation actuelle correspond donc à la circulation simultanée de plusieurs infections plutôt qu’à l’explosion d’un seul virus.

L’effet de la rentrée scolaire se confirme

Cette évolution intervient quelques semaines après la rentrée. Dès la première semaine de septembre, les urgences avaient observé une hausse des consultations chez les 2-14 ans.

Les crises d’asthme avaient alors augmenté de 58 % chez les moins de 15 ans. Les consultations pour problèmes ORL et infections respiratoires progressaient également. 

La reprise de la vie en collectivité favorise traditionnellement la transmission des virus respiratoires. Écoles, crèches et transports multiplient les contacts après la période estivale.

Cependant, les données actuelles ne montrent pas une saturation générale des urgences liée à ces infections. Les indicateurs doivent surtout être suivis dans les prochaines semaines.

Pour les familles, l’enjeu consiste donc à surveiller l’évolution de la situation sans interpréter chaque hausse comme le début d’une épidémie majeure. Les prochains bulletins permettront de déterminer si la progression se poursuit à l’approche d’octobre.

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