Le gaz coûtera plus cher à partir du 1er octobre pour une partie des ménages français. Le prix repère augmente de 6,3 % en un mois. Cette évolution peut se traduire directement sur les contrats indexés. En revanche, les clients disposant d’une offre à prix fixe ne subiront pas automatiquement cette hausse.
Selon la Commission de régulation de l’énergie, le prix repère atteindra 182,88 euros TTC par mégawattheure en octobre. Il était de 172,05 euros en septembre. La différence représente environ 5,28 euros supplémentaires sur la facture mensuelle moyenne des consommateurs concernés.
Pourquoi le prix du gaz augmente en octobre
Cette hausse provient de la partie du prix liée à l’approvisionnement. Les autres grandes composantes du prix repère ne changent pas en octobre.
Les marchés du gaz ont en effet progressé en août par rapport à juillet. Or la formule utilisée pour calculer le prix repère tient compte de ces évolutions.
Ainsi, le prix du kilowattheure de référence pour un logement chauffé au gaz s’établit à 0,14557 euro TTC en octobre. L’abonnement annuel de référence atteint 360,79 euros TTC.
Cependant, ces montants constituent une référence. Le prix réellement payé dépend du fournisseur, du contrat et de la zone géographique.
Tous les foyers ne paieront pas 6,3 % de plus
Le prix repère ne constitue plus un tarif réglementé. Les tarifs réglementés du gaz ont disparu en juillet 2023.
La CRE publie désormais cet indicateur chaque mois afin d’aider les consommateurs à comparer les offres disponibles. Certains contrats suivent directement ou indirectement son évolution.
Les ménages disposant d’une offre à prix fixe sont donc protégés de la hausse immédiate prévue en octobre. Ils représentaient environ 40 % des consommateurs résidentiels de gaz à la fin de 2025.
Pour les contrats indexés, en revanche, l’impact peut apparaître rapidement sur la facture.
Une année 2026 plus coûteuse
L’évolution d’octobre s’inscrit dans une tendance plus large. Si les conditions actuelles restent relativement stables, la CRE estime que la facture annuelle moyenne pourrait être environ 10 % supérieure à celle de 2025.
Cela représenterait approximativement 120 euros TTC supplémentaires sur l’ensemble de l’année.
Cette estimation reste toutefois dépendante des prix des prochains mois. Une détente ou une nouvelle hausse sur les marchés modifierait la trajectoire.
Pour les ménages, la première vérification utile consiste donc à regarder le type de contrat souscrit. Une offre fixe et une offre indexée ne réagissent pas de la même manière.
Il est également possible de comparer le prix du kilowattheure, l’abonnement et les conditions contractuelles. Le prix repère sert précisément de point de comparaison.
Avec l’arrivée de la saison de chauffage, l’évolution d’octobre sera particulièrement visible pour les foyers utilisant principalement le gaz pour se chauffer.
