Le ministère de l’éducation nationale durcit son contrôle sur les établissements privés sous contrat. Le ministre Edouard Geffray annonce 442 mises en demeure et six signalements après une vaste campagne d’inspections. Les services de l’Etat ont déjà achevé 1 135 contrôles. Ils en mènent encore 400 et en programment 900 d’ici à la fin de l’année.
Des inspections après les scandales scolaires
Cette accélération intervient dans un contexte sensible. D’après Le Monde, l’affaire de Bétharram a révélé de graves failles dans le suivi de certains établissements privés. Plus de 150 anciens élèves avaient dénoncé des violences et des agressions auprès de la justice. Depuis, le ministère veut reprendre la main sur un secteur longtemps contrôlé de manière limitée.
Les inspections portent sur plusieurs points : sécurité des élèves, respect des programmes, fonctionnement administratif, climat scolaire et obligations liées au contrat avec l’Etat. Les mises en demeure obligent les établissements concernés à corriger rapidement leurs manquements. Les signalements, eux, peuvent entraîner une intervention judiciaire ou administrative plus lourde.
Le privé sous contrat sous pression
L’enseignement privé sous contrat reçoit des financements publics. En échange, il doit respecter les règles fixées par l’Etat. Mais la Cour des comptes avait déjà pointé, en 2023, des contrôles trop faibles et trop rares. Le nouveau plan change donc d’échelle.
Cette offensive place les écoles privées devant une exigence simple : plus de transparence, plus de responsabilité et moins d’angle mort. Le ministère veut montrer qu’aucun établissement, public ou privé, ne peut échapper au contrôle quand il accueille des élèves. Le débat dépasse désormais la seule gestion scolaire. Il touche à la protection des enfants, à l’usage de l’argent public et à la confiance des familles.
