Un lycéen de 15 ans perd une main à Lens après l’explosion d’une grenade lors d’un blocage

Un adolescent de 15 ans a perdu une main lundi 5 octobre près du lycée Auguste-Béhal, à Lens. La blessure est survenue lors d’une intervention des forces de l’ordre pendant un blocage de l’établissement. Une enquête doit désormais déterminer précisément les circonstances de l’explosion.

Selon Le Monde, le procureur de Béthune a confié l’enquête à l’Inspection générale de la police nationale. Elle porte sur des violences ayant entraîné une mutilation et une infirmité permanente. À ce stade, les circonstances exactes restent donc à établir.

Une explosion pendant l’intervention des CRS

Les faits se sont produits dans la matinée du 5 octobre devant le lycée Auguste-Béhal. Des élèves participaient à un rassemblement dans le cadre du mouvement national de contestation. Les forces de l’ordre sont intervenues alors que la situation se tendait.

Une grenade utilisée par les forces de l’ordre a explosé. L’adolescent a subi une mutilation extrêmement grave à la main. Cependant, plusieurs éléments restent à déterminer. Les enquêteurs doivent notamment établir la trajectoire exacte de l’engin et les circonstances dans lesquelles le jeune homme est entré en contact avec celui-ci.

Des versions initiales ont évoqué la possibilité qu’il ait ramassé la grenade. Toutefois, le parquet ne pouvait pas encore confirmer cette hypothèse avec certitude lundi.

L’IGPN chargée d’établir les responsabilités

L’ouverture d’une enquête de l’IGPN vise à reconstituer la chronologie précise.

Les enquêteurs devront analyser les images disponibles, les témoignages et les conditions d’utilisation de la grenade. Ils devront aussi identifier le type exact d’engin impliqué. Des témoignages et des images examinés par plusieurs médias évoquent une explosion compatible avec une grenade GM2L. Cependant, cette identification doit être confirmée par l’enquête.

Cette distinction est importante. Elle permettra de déterminer les règles d’utilisation applicables et d’examiner si elles ont été respectées.

Plusieurs enquêtes après les mobilisations lycéennes

Le cas de Lens n’est pas isolé dans le contexte actuel. Depuis le début de la mobilisation, plusieurs adolescents ont subi des blessures graves. Six enquêtes judiciaires ont été confiées à l’IGPN concernant des faits survenus dans différentes villes.

Les forces de l’ordre ont également enregistré de nombreux blessés. Des policiers ont par ailleurs été agressés lors de plusieurs incidents, notamment à Paris et Belfort.

Cette situation impose donc de distinguer plusieurs questions. Les revendications des lycéens constituent un sujet politique et social. Les violences commises contre des manifestants ou des policiers relèvent, elles, d’enquêtes spécifiques. Enfin, le dossier de Lens devrait rester particulièrement suivi en raison de la gravité de la blessure. L’enquête devra déterminer les responsabilités sur la base des éléments matériels disponibles.

Dans l’attente de ses conclusions, toute affirmation définitive sur le déroulement précis de l’explosion serait prématurée.

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