La France a frôlé l’incident majeur à deux reprises en 2024. Le 1er avril puis le 23 octobre, la production d’électricité issue des énergies renouvelables a chuté brutalement. Le solaire et l’éolien, fortement dépendants des conditions météorologiques, ont cessé de produire en quelques minutes, mettant le réseau électrique sous tension.
Selon Les Échos, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité, a dû activer en urgence ses leviers de sécurité pour maintenir l’équilibre entre l’offre et la demande. Le pays a ainsi évité le scénario vécu par l’Espagne, confrontée à un black-out.
Un système encore fragile
Ces épisodes révèlent les fragilités structurelles du système électrique français. La montée en puissance des renouvelables impose une gestion plus fine du réseau, mais aussi une discipline renforcée de la part des producteurs. RTE insiste sur le respect strict des engagements techniques, notamment lors des périodes de forte production.
« La sécurité du réseau repose sur des règles communes et sur leur application », rappelle le gestionnaire.
L’enjeu dépasse la simple question technique. À mesure que la France accélère sa transition énergétique, elle doit adapter ses infrastructures, renforcer les capacités de pilotage et sécuriser les mécanismes de secours. Sans cela, les épisodes d’avril et d’octobre pourraient devenir moins exceptionnels.
