Paris organise un grand sommet « Africa Forward » les 11 et 12 mai à Nairobi, au Kenya. C’est une première dans un pays anglophone. La France veut diversifier ses partenariats et établir des relations d’égal à égal. Objectif affiché : renforcer ses liens économiques avec l’Afrique pour contrer l’influence croissante de la Chine.
Selon Challenges, le sommet réunit dirigeants d’entreprise, investisseurs et chefs d’État. Emmanuel Macron participera à la rencontre du 12 mai. Business France, Bpifrance et Proparco coorganisent l’événement. Selon le ministre délégué au Commerce extérieur, les échanges commerciaux entre la France et l’Afrique ont dépassé 65 milliards d’euros en 2024. Les stocks d’investissements français sur le continent atteignent 51 milliards d’euros. La France se place au quatrième rang des investisseurs, notamment dans l’industrie, l’énergie et les technologies.
L’Afrique subsaharienne représente 24,1 milliards d’euros d’échanges. Le Nigeria reste le premier partenaire de la France, devant l’Afrique du Sud. Mais Paris veut désormais capter les opportunités des pays anglophones, où le potentiel reste sous-exploité.
De son côté, la France attire de plus en plus d’investissements africains. L’Hexagone constitue la première destination européenne pour les investissements directs étrangers (IDE) venus d’Afrique. On recense plus de 1 400 entreprises africaines établies en France, qui génèrent 15 000 emplois. Leurs stocks d’investissement s’élèvent à 8,5 milliards d’euros. En 2025, 27 nouveaux projets africains ont vu le jour (17 d’Afrique du Nord, 10 d’Afrique subsaharienne), créant environ 500 emplois.
De nouveaux pays émergent, comme la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Nigeria ou le Kenya. Business France cite l’exemple du groupe ivoirien Veone, qui s’implante à Sophia-Antipolis. La France reste le premier pays européen pour les investissements étrangers pour la 6e année consécutive.
