Le coût de la vie étudiante augmente de nouveau à l’approche de la rentrée universitaire 2026. L’UNEF chiffre cette progression à 1,66 % en un an. Le syndicat évalue désormais le reste à charge mensuel moyen à environ 1 300 euros.
Selon Le Dauphiné Libéré, les étudiants qui quittent le domicile familial en province figurent parmi les plus affectés. Le logement explique une grande partie de cette évolution. Le loyer mensuel moyen retenu par l’enquête passe de 513 à 537 euros en province.
Le coût de la vie étudiante tiré par le logement
Cette progression de 24 euros représente une hausse de 4,68 % en un an pour le poste logement étudié. Or, le loyer constitue souvent la dépense la plus lourde du budget d’un étudiant.
La situation varie toutefois fortement entre les villes. Paris et les grandes métropoles conservent généralement des niveaux de loyers plus élevés. Cependant, l’augmentation observée en province réduit progressivement l’écart.
Par ailleurs, l’UNEF calcule que le coût de la vie étudiante a progressé de plus de 35 % depuis 2017. Cette évolution cumulée nourrit les inquiétudes sur la capacité des étudiants modestes à financer leurs études.
Des écarts importants entre les étudiants
Tous les profils ne subissent pas la même pression. Selon les données publiées le 17 août, les étudiants boursiers quittant leur famille pour étudier en province enregistrent une hausse de 2,14 %.
En revanche, d’autres catégories connaissent une progression moins rapide. Les ressources familiales, le statut de boursier et la ville d’études restent donc déterminants.
La situation des étudiants originaires de pays extérieurs à l’Union européenne attire également l’attention. L’UNEF estime leur reste à charge à plus de 2 160 euros mensuels dans son scénario de référence.
Cependant, ces chiffres doivent être replacés dans leur contexte. Il s’agit d’une enquête syndicale et non d’un indice statistique officiel de l’Insee. La méthode vise avant tout à mesurer un budget étudiant type et son évolution.
La précarité universitaire revient dans le débat
L’enjeu dépasse donc la seule inflation. Un étudiant qui doit consacrer davantage d’argent au logement dispose de moins de ressources pour l’alimentation, les transports ou la santé.
En outre, le recours à un emploi pendant les études peut devenir nécessaire. Cette situation nourrit depuis plusieurs années le débat sur les bourses, les logements Crous et les aides au logement.
La rentrée universitaire replacera ainsi le pouvoir d’achat étudiant au centre des discussions. Le niveau des loyers sera particulièrement surveillé. Enfin, les mesures destinées aux étudiants étrangers constitueront aussi un sujet sensible à partir de septembre.
