Le ministère des Armées a franchi une étape décisive dans l’intégration de l’intelligence artificielle en attribuant un accord-cadre à la start-up française Mistral AI. Ce partenariat permet aux forces armées, aux directions internes du ministère et à plusieurs organismes publics associés d’accéder aux modèles, logiciels et services développés par l’entreprise.
Selon TechRepublic, l’accord s’inscrit dans une stratégie plus large visant à moderniser la défense tout en préservant la souveraineté technologique et la maîtrise des données sensibles. Il concerne notamment le Commissariat à l’énergie atomique, l’Office national d’études et de recherches aérospatiales ainsi que le Service hydrographique et océanographique de la Marine.
Flexibilité, contrôle et souveraineté des données
L’Agence ministérielle de l’intelligence artificielle de défense (AMIAD) assurera la supervision du dispositif. En optant pour un accord-cadre, le ministère se dote d’une structure souple, capable d’évoluer avec les besoins opérationnels et de déployer plusieurs outils d’IA dans la durée.
Mistral AI souligne que ses solutions fonctionneront exclusivement sur des infrastructures françaises, sans recours à des clouds étrangers.
« Nos solutions seront déployées sur les infrastructures françaises, garantissant un contrôle total des données et des technologies critiques », affirme l’entreprise.
Les modèles seront adaptés à des usages militaires spécifiques, allant de la logistique à l’analyse du renseignement, en passant par l’aide à la décision et la simulation stratégique.
