En 2024, plus de 13 000 millionnaires français n’ont payé aucun impôt sur le revenu. Cette situation ressort d’une note d’analyse transmise par le gouvernement au Sénat, consultée par plusieurs médias.
Selon ces documents, il s’agit de foyers aisés soumis à l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), donc disposant d’un patrimoine immobilier important, mais dont l’impôt sur le revenu est nul voire négatif.
Selon TF1, le constat relance un débat déjà vif sur la fiscalité des plus riches et sur l’équité du système fiscal français. Ces foyers ne paient pas d’impôt sur le revenu en raison de plusieurs mécanismes. D’abord, certains chiffres fiscaux ne comptabilisent pas des revenus exonérés, comme les plus-values réalisées sur la vente de résidences principales. Ensuite, les contribuables peuvent bénéficier de crédits ou réductions d’impôt qui annulent totalement l’impôt dû.
Enfin, selon certains observateurs, des comportements d’optimisation fiscale — parfois proches des zones grises de la loi — expliquent en partie cette anomalie.
« Dans certains cas, on parle même d’impôt sur le revenu négatif, des gens qui ne paient pas d’impôt mais qui ont droit à des niches fiscales et des crédits d’impôt », explique un spécialiste économique sur une chaîne d’information française.
Ce phénomène touche des contribuables disposant d’au moins 1,3 million d’euros en patrimoine immobilier, parfois bien plus. Certains de ces foyers affichent des patrimoines considérables tout en déclarant un impôt sur le revenu nul.
La proportion de ces riches non imposés augmente avec le niveau de richesse. Parmi les 0,1 % des foyers les plus riches — ceux qui possèdent les plus importants patrimoines immobiliers — plus de 10 % n’ont payé aucun impôt sur le revenu.
Cette situation provoque une vague d’indignation chez de nombreux Français, notamment chez ceux qui peinent à boucler leurs fins de mois et qui voient leur propre impôt augmenter ou rester élevé. Beaucoup estiment que ce système favorise injustement les plus aisés.
Certains responsables politiques critiquent aussi cette situation. Ils appellent à réformer la fiscalité pour garantir que les plus riches contribuent davantage à l’effort collectif. Le débat s’étend jusqu’à la campagne budgétaire de 2027 et s’inscrit dans un contexte plus large de revendications pour la justice fiscale et sociale.
