Un complexe de loisirs à 6 milliards d’euros prévu près de Paris

Un vaste complexe de loisirs pourrait voir le jour près de Cergy-Pontoise, au nord-ouest de Paris. Le projet représente un investissement annoncé d’environ 6 milliards d’euros. Il associe plusieurs parcs, des hôtels et différentes activités de loisirs.

Selon l’Élysée, la France et l’Arabie saoudite ont officiellement salué le projet porté par la société d’investissement Qiddiya. L’ensemble doit être développé en Île-de-France et pourrait comprendre jusqu’à trois attractions majeures.

Un projet de loisirs à six milliards d’euros

L’annonce intervient dans le cadre du renforcement des relations économiques entre Paris et Riyad.

Qiddiya souhaite développer une destination mêlant divertissement, culture, sport, hôtellerie et loisirs.

Le coût annoncé de six milliards d’euros correspond à l’ensemble du cycle de développement. Toutefois, le calendrier précis et les différentes phases de construction restent encore à détailler.

Le projet est notamment associé à l’univers de Dragon Ball, franchise japonaise extrêmement populaire. Plusieurs médias ont présenté le futur site comme un projet majeur autour de Dragon Ball Z.

Cependant, la déclaration officielle française décrit plus largement un complexe comprenant plusieurs parcs. Il convient donc de distinguer l’ensemble du projet de ses attractions individuelles.

L’Île-de-France veut renforcer son tourisme

La région dispose déjà d’une offre touristique considérable. Disneyland Paris reste notamment l’une des premières destinations européennes de loisirs.

Un nouveau complexe de cette dimension modifierait donc l’équilibre du secteur.

Cergy-Pontoise bénéficie également d’une proximité avec Paris et d’importantes infrastructures de transport. Toutefois, un projet de cette taille nécessitera probablement de nouveaux aménagements.

Les questions de mobilité seront donc centrales. Routes, transports collectifs et accès ferroviaires devront absorber une fréquentation potentiellement importante.

En outre, le projet pourrait créer de nombreux emplois directs et indirects. Les premières estimations évoquées publiquement atteignent environ 22 000 emplois.

Cependant, ce chiffre devra être précisé au fur et à mesure du développement.

Un investissement également politique

Le projet illustre le rapprochement économique entre la France et l’Arabie saoudite.

Riyad cherche depuis plusieurs années à diversifier son économie grâce au tourisme, au sport et au divertissement. Qiddiya constitue l’un des principaux instruments de cette stratégie.

De son côté, Paris cherche à attirer davantage d’investissements internationaux.

Néanmoins, les investissements saoudiens peuvent également susciter des débats concernant les droits humains et la stratégie d’influence du royaume.

Ces questions pourraient accompagner les discussions autour du futur complexe. Elles devront cependant être distinguées de l’évaluation économique et environnementale du projet lui-même.

De nombreuses étapes restent nécessaires

L’annonce politique ne signifie pas que les travaux peuvent commencer immédiatement.

Un projet de plusieurs milliards d’euros nécessite des études, des autorisations administratives et des procédures environnementales.

Les collectivités locales auront aussi un rôle important. En outre, les conditions d’aménagement et l’utilisation des terrains devront être précisées.

Le calendrier d’ouverture n’a pas encore été officiellement fixé.

Ainsi, le projet de Cergy-Pontoise constitue pour l’instant un investissement majeur annoncé plutôt qu’un parc prêt à construire.

Cependant, son montant et l’identité de l’investisseur suffisent déjà à en faire l’un des dossiers touristiques et culturels les plus importants annoncés en France en 2026.

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