Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez annonce une initiative forte. Il demandera à l’Union européenne de rompre l’accord d’association avec Israël. Il affirme que le gouvernement israélien viole le droit international.
Selon 20 Minutes, cet accord, en vigueur depuis 2000, repose sur une condition centrale. Il exige le respect des droits humains comme base des relations entre les deux parties.
Une position qui se radicalise
Madrid ne découvre pas ce sujet. Dès 2024, l’Espagne et l’Irlande demandent une révision de cet accord. Elles s’inquiètent des opérations militaires à Gaza.
Depuis, Pedro Sánchez durcit progressivement sa ligne. Il élargit ses critiques aux conflits récents, notamment au Liban et au Moyen-Orient.
Cette nouvelle étape marque un basculement politique. L’Espagne ne parle plus seulement de révision. Elle réclame une rupture.
Réactions immédiates et tensions
Israël réagit vivement. Le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar accuse Madrid d’hypocrisie et d’antisémitisme.
« Nous n’accepterons pas une lecture hypocrite »
Il reproche à l’Espagne ses relations avec d’autres régimes controversés.
Un enjeu stratégique majeur
L’accord UE-Israël structure des relations économiques clés. L’Union européenne représente près de 30 % du commerce de biens d’Israël.
Plusieurs pays soutiennent une révision. L’Irlande et la Slovénie rejoignent Madrid. Mais une rupture exige l’unanimité des États membres. Certains pays s’y opposent.
La décision finale dépendra donc d’un rapport de force politique au sein de l’UE.
