La guerre en Ukraine continue de mêler offensive militaire, bataille politique et guerre de l’information. Le 1er mai 2026, Donald Trump a de nouveau affirmé que le conflit se prolongeait à cause de l’aide américaine accordée par Joe Biden à Kiev. Il a évoqué 350 milliards de dollars. Ce chiffre ne correspond pas aux données disponibles.
Selon les évaluations citées par Le Monde, le Congrès américain a approuvé 174,2 milliards de dollars depuis 2022. Avec d’autres financements, le total atteint 187,7 milliards. Sur cette somme, 163,6 milliards ont directement soutenu l’effort ukrainien.
Une pression militaire toujours plus forte
Sur le terrain, Moscou intensifie ses attaques. En avril, la Russie a lancé 6 583 drones de longue portée contre l’Ukraine. Ce niveau constitue un record et dépasse de 2 % celui de mars. L’armée russe multiplie aussi les frappes en journée. Kiev y voit une stratégie destinée à frapper la population civile et à perturber l’activité économique. Selon les données ukrainiennes, 88 % des drones et missiles du mois d’avril ont toutefois été interceptés.
La guerre s’étend au territoire russe
L’Ukraine frappe aussi plus loin en Russie. Elle vise notamment les infrastructures pétrolières, les ports et les terminaux d’exportation. Dans l’oblast de Leningrad, le gouverneur affirme que la région se trouve désormais en « première ligne ». Les ports d’Oust-Louga et de Primorsk jouent un rôle stratégique pour les revenus russes. Primorsk traite environ 60 millions de tonnes par an. Selon Reuters, les frappes, les dégâts sur les oléoducs et les saisies de pétroliers auraient paralysé près de 40 % des capacités d’exportation pétrolière russe.
Un conflit militaire, diplomatique et culturel
Le conflit dépasse le champ militaire. Kiev accuse aussi la Biennale de Venise de « blanchir » la Russie après la polémique sur la participation russe. Pour l’Ukraine, la culture russe ne peut pas rester neutre pendant la guerre. Le live montre ainsi une guerre totale : elle se joue sur le front, dans l’économie, dans la diplomatie et dans les récits publics.
