Macron contre le Mercosur : la France rompt avec la Commission européenne

Emmanuel Macron a confirmé jeudi que la France votera contre l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur. Dans un communiqué publié sur Instagram, le chef de l’État invoque un « rejet politique unanime », exprimé selon lui tant à l’Assemblée nationale qu’au Sénat.

Selon TF1, cette prise de position officialise une ligne déjà connue, mais la rend désormais irrévocable.

Le président reconnaît néanmoins « des avancées incontestables » obtenues par la Commission européenne dans les négociations. Il estime toutefois que ces progrès ne suffisent pas à lever les oppositions politiques profondes que suscite le texte en France, notamment dans les domaines agricole, environnemental et sanitaire.

« Le constat doit être dressé d’un rejet politique unanime de l’accord », affirme Emmanuel Macron.

Une bataille qui dépasse le vote

L’absence de minorité de blocage au sein de l’Union européenne ne modifie pas la position française. Pour le chef de l’État, le vote ne marque pas la fin du processus politique.

« L’étape de la signature de l’accord ne constitue pas la fin de l’histoire », assure-t-il.

Emmanuel Macron entend poursuivre le combat pour une application « pleine et concrète » des engagements obtenus, en particulier en matière de réciprocité des normes et de protection des filières agricoles européennes.

Un signal envoyé à Bruxelles

Ce refus place Paris en tension avec la Commission européenne et plusieurs États membres favorables à l’accord. Il traduit aussi une volonté politique claire : ne pas ratifier un traité commercial sans garanties jugées suffisantes par les représentants nationaux. Le dossier Mercosur devient ainsi un test majeur de la capacité de l’Union à concilier libre-échange, souveraineté économique et acceptabilité démocratique.

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