Procès en appel de Marine Le Pen : une défense sous contraintes et un enjeu politique majeur

Le procès en appel de Marine Le Pen dans l’affaire dite des assistants des eurodéputés du Front national s’ouvre mardi à Paris et se poursuivra jusqu’au 12 février. L’enjeu dépasse largement le cadre judiciaire.

D’après Le Figaro, pour la députée du Pas-de-Calais, condamnée en première instance, l’objectif principal reste désormais clair : éviter une peine d’inéligibilité supérieure à deux ans, condition déterminante pour la suite de sa carrière politique.

Une défense sous contrainte judiciaire

Marine Le Pen comparaît aux côtés de douze autres prévenus, parmi lesquels plusieurs figures du Rassemblement national, dont Louis Aliot et Julien Odoul. En première instance, vingt-cinq personnes avaient été jugées. Une seule avait obtenu la relaxe. Onze condamnés n’ont pas fait appel. Fait rare, le parquet n’a pas formé d’appel incident, limitant le champ de la procédure aux seuls appelants.

Les prévenus ont été reconnus coupables d’avoir participé à un système de détournement de fonds européens, mis en place sous Jean-Marie Le Pen et prolongé jusqu’en 2015, afin de financer des emplois au profit du parti.

Une stratégie prudente

La question centrale demeure : la défense peut-elle rompre avec une ligne qui n’a pas convaincu en première instance ? Les marges de manœuvre apparaissent réduites. La cour devra se prononcer sur la responsabilité pénale, mais aussi sur la portée politique d’une sanction qui pourrait peser durablement sur l’avenir du RN.

Retour en haut