Les lycéens français ont poursuivi leur mobilisation ce mardi 29 septembre, après les premières actions lancées en Île-de-France et qui se sont progressivement étendues à plusieurs régions du pays.
Les élèves dénoncent les classes surchargées, la charge de travail excessive et le manque d’enseignants, rapporte France info. Dans plusieurs villes, des manifestants ont bloqué les entrées des lycées à l’aide de poubelles, de chariots et de différents types de barrières.
De Paris aux régions, la mobilisation s’étend
À Lille, plusieurs établissements ont été concernés par les manifestations. Des poubelles ont notamment été incendiées et des abribus endommagés.
Des blocages ont également été signalés à Calais et à Arras. À Strasbourg, environ 100 élèves ont participé à la mobilisation, tandis qu’en Lorraine, plusieurs lycées ont été partiellement bloqués.
À Fameck et Longwy, des élèves ont installé des poubelles et des chariots devant les entrées des établissements. À Thionville et Sarreguemines, les forces de l’ordre ont en revanche empêché les tentatives de blocage.
Des actions ont également été recensées à Grenoble, Bourgoin-Jallieu, Chambéry ainsi que dans plusieurs villes de Franche-Comté.
Nîmes, Foix et Avignon rejoignent à leur tour le mouvement
À Nîmes, des élèves ont bloqué deux lycées. Devant l’un des établissements, des barrières et des pancartes appelant à poursuivre la mobilisation ont été installées.
À Foix, environ 200 élèves ont bloqué dès le matin le lycée Gabriel-Fauré. Selon le parquet, l’accès au bâtiment restait toutefois possible et la situation était calme.
Un blocage a également été signalé dans l’un des lycées d’Avignon.
À Argenteuil, les forces de l’ordre ont empêché une tentative de blocage du lycée Jean-Jaurès. Les manifestants ont laissé un feu d’artifice devant l’établissement.
La mobilisation s’accompagne d’interpellations
Le mouvement dépasse désormais le seul cadre des revendications liées à l’éducation. Certaines actions ont été accompagnées de dégradations et d’affrontements avec les forces de l’ordre.
Selon le ministre de l’Intérieur, environ 180 lycées ont été bloqués lundi et 164 personnes ont été interpellées.
En Seine-Saint-Denis, 20 personnes ont été placées en garde à vue. Le parquet de Bobigny a ouvert sept procédures devant le tribunal pour enfants, notamment pour des faits présumés de participation à des rassemblements illégaux et de violences contre les forces de l’ordre.
