La justice organise vendredi 2 octobre une nouvelle reconstitution de la mort de Delphine Aussaguel dans le Tarn. Cédric Jubillar participe à cet acte d’enquête à Cagnac-les-Mines et dans les environs. Les enquêteurs veulent confronter ses nouvelles déclarations aux éléments déjà réunis. L’exercice intervient avant son procès en appel prévu en 2027.
Selon La Dépêche du Midi, la reconstitution a été ordonnée dans le cadre du supplément d’information ouvert après les déclarations faites par Cédric Jubillar en juillet. L’objectif judiciaire consiste notamment à vérifier leur compatibilité avec les constatations et les autres pièces du dossier.
Une nouvelle reconstitution dans l’affaire Jubillar
Delphine Aussaguel avait disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines. Une première reconstitution avait déjà eu lieu en décembre 2022. Cependant, la situation judiciaire a depuis évolué.
Cédric Jubillar a fait de nouvelles déclarations durant l’été 2026. La justice doit donc examiner concrètement leur cohérence. Les magistrats cherchent notamment à reconstruire la chronologie des faits. Ils doivent également vérifier les déplacements et les gestes décrits.
Des moyens importants mobilisés
La reconstitution nécessite un dispositif de sécurité conséquent. Environ 150 gendarmes devaient être mobilisés dans le secteur.
La présence de nombreux intervenants s’explique par la complexité du dossier. Magistrats, enquêteurs et avocats doivent pouvoir observer les différentes séquences. En outre, de nouvelles recherches ont été entreprises dans le secteur. Elles visent à compléter les éléments matériels disponibles.
Vérifier les déclarations avant l’appel
Une reconstitution ne constitue pas un nouveau procès. Elle sert à tester matériellement une version des faits. Les magistrats peuvent ainsi mesurer les distances, vérifier des horaires ou examiner la compatibilité de certains gestes avec les lieux.
Cette étape devient particulièrement importante avant le procès en appel. Celui-ci doit se dérouler à Toulouse entre le 30 avril et le 14 mai 2027.
Un dossier judiciaire encore en évolution
L’affaire Jubillar reste exceptionnelle par sa durée et son exposition médiatique. Cependant, les nouvelles investigations répondent avant tout à une logique procédurale.
Les enquêteurs doivent vérifier chaque nouvel élément avant la nouvelle audience. Les déclarations doivent notamment être comparées aux constatations techniques. Par ailleurs, les différentes parties peuvent avoir une lecture différente de la reconstitution. Les appréciations des avocats ne remplacent donc pas les conclusions judiciaires.
La journée du 2 octobre représente ainsi une nouvelle étape du dossier. Elle doit surtout permettre aux magistrats de disposer d’un ensemble plus complet avant le procès en appel.
