Cent neuf projets ont été distingués dans le cadre des concours d’innovation i-PhD et i-Lab. La promotion 2026 couvre la santé, les biotechnologies, l’intelligence artificielle, le quantique et les nouvelles énergies. Elle illustre aussi la volonté de transformer davantage de travaux scientifiques en entreprises.
Selon le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, 40 projets ont été sélectionnés dans le programme i-PhD et 69 dans i-Lab. Parmi eux figurent vingt Grands Prix. Le volet i-Lab représente un soutien public total de 25 millions d’euros.
De la recherche à la création d’entreprise
Les deux concours n’interviennent pas au même stade.i-PhD cible principalement de jeunes chercheurs qui envisagent de transformer leurs travaux en projet entrepreneurial. Les lauréats bénéficient notamment d’un accompagnement pendant un an.
i-Lab intervient plus loin dans le processus. Il soutient des projets de création d’entreprises reposant sur des innovations technologiques. Cette année, 69 dossiers ont été retenus parmi 569 candidatures à i-Lab. La sélection reste donc particulièrement compétitive.
La santé et l’IA parmi les secteurs stratégiques
Les projets couvrent plusieurs domaines considérés comme prioritaires.La santé et les biotechnologies occupent une place importante. Cependant, les nouvelles énergies, les mobilités, les matériaux et le recyclage sont également représentés.
L’intelligence artificielle et le quantique complètent cette liste.Cette diversité correspond à la logique de France 2030. Le programme cherche à soutenir des technologies pouvant répondre à la fois à des enjeux industriels, environnementaux et de souveraineté.
Le financement ne constitue que la première étape
Un prix d’innovation ne garantit toutefois pas la réussite industrielle d’un projet.Les jeunes entreprises technologiques doivent ensuite recruter, protéger leur propriété intellectuelle et trouver des clients. Elles doivent aussi financer plusieurs années de développement.
Cette difficulté est particulièrement forte dans la deep tech. Les innovations issues des laboratoires nécessitent souvent des investissements importants avant de générer des revenus.Ainsi, l’un des enjeux sera de maintenir ces entreprises en France lorsqu’elles grandiront.
Le programme cherche justement à créer des passerelles entre recherche publique et économie.
Enfin, ces 109 projets donnent une photographie intéressante de l’innovation française actuelle. La prochaine étape consistera à déterminer combien pourront passer du laboratoire au marché.
