Une attaque aérienne russe a frappé un complexe médical de Kharkiv, dans le nord-est de l’Ukraine, dans la nuit du 2 au 3 novembre 2026. Le bilan est monté à 73 blessés, selon les dernières informations communiquées par les autorités ukrainiennes. L’explosion a endommagé plusieurs bâtiments hospitaliers et entraîné l’évacuation de 226 patients vers d’autres établissements de santé.
Selon Ukrinform, le gouverneur régional Oleh Syniehubov avait initialement fait état de 62 blessés mardi matin. Les autorités ont ensuite revu ce bilan à la hausse. Le maire de Kharkiv, Ihor Terekhov, a indiqué que la ville avait subi une attaque combinant des missiles balistiques et des bombes aériennes guidées.
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Un hôpital directement touché par les bombardements russes
L’attaque s’est produite vers 3 h 20 dans le district de Nemychlianskyï, à l’est de Kharkiv. D’après les premières constatations, une munition a frappé un passage reliant deux bâtiments d’un établissement médical. L’explosion a endommagé les locaux d’un service hospitalier et provoqué d’importants dégâts matériels.
Selon The Kyiv Independent, le maire a signalé plus de 1 000 vitres brisées dans l’hôpital et les immeubles résidentiels voisins. Au moins quatre bâtiments d’habitation et dix voitures ont également été endommagés. Un autre établissement médical et un laboratoire ont subi des dégâts, selon les autorités judiciaires ukrainiennes.
Les blessés comprennent des patients hospitalisés, des membres du personnel médical et des habitants des immeubles environnants. Les services d’urgence ont été mobilisés pour prendre en charge les victimes et sécuriser les bâtiments touchés.
L’évacuation de 226 patients constitue une difficulté supplémentaire pour les équipes médicales. Les personnes concernées doivent être transférées vers d’autres structures hospitalières afin de poursuivre leurs soins. Cette opération intervient alors que les établissements de santé de la région travaillent depuis plusieurs années dans un environnement marqué par les bombardements.
Les équipes de secours poursuivent leurs interventions sur les lieux de l’attaque. Les autorités cherchent notamment à évaluer la stabilité des bâtiments et l’étendue des dommages subis par les installations médicales.
Une enquête ouverte pour crime de guerre
Le parquet régional de Kharkiv a ouvert une enquête préliminaire pour crime de guerre. Les enquêteurs ont recueilli des fragments de la munition utilisée afin de déterminer précisément sa nature et les circonstances de l’attaque.
Les premières analyses évoquent la possibilité d’une bombe aérienne FAB-250 équipée d’un module de guidage UMPK-5R. Cette identification reste provisoire et doit être confirmée par les investigations techniques.
Kharkiv, deuxième ville d’Ukraine, se trouve à une trentaine de kilomètres de la frontière russe. Sa proximité avec le territoire russe l’expose régulièrement aux missiles, aux drones et aux bombes aériennes depuis le début de l’invasion à grande échelle en février 2022.
Les attaques contre les infrastructures civiles compliquent le fonctionnement des services essentiels, notamment dans le secteur de la santé. Les établissements hospitaliers doivent assurer la prise en charge des blessés tout en protégeant leurs patients et leurs personnels.
Le droit international humanitaire prévoit une protection particulière pour les établissements médicaux. Une attaque dirigée intentionnellement contre un hôpital protégé peut constituer un crime de guerre. La qualification juridique définitive dépend toutefois des circonstances établies par l’enquête.
La frappe de Kharkiv s’inscrit dans une nouvelle série d’attaques aériennes russes contre plusieurs régions ukrainiennes. Dans la région de Dnipropetrovsk, cinq personnes ont également été blessées lors de bombardements survenus mardi matin, dont deux grièvement.
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À Kharkiv, les autorités poursuivent l’évaluation des dégâts et l’organisation des transferts hospitaliers. Le bilan humain pourrait encore évoluer à mesure que les services médicaux et les enquêteurs consolident leurs informations.
