POLITIQUE

L’UE dénonce la levée des sanctions sur le gazole qui offre à la Russie de nouvelles ressources pour faire la guerre / Le Parisien
MONDE, POLITIQUE

L’UE dénonce la levée des sanctions sur le gazole qui offre à la Russie de nouvelles ressources pour faire la guerre

L’Union européenne a critiqué, samedi 10 octobre 2026, la suspension des sanctions sur le gazole russe, estimant qu’elle pourrait accroître les ressources financières de Moscou. La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a averti qu’un tel assouplissement risquait de soutenir indirectement l’effort de guerre russe en Ukraine. Bruxelles affirme vouloir maintenir la pression économique sur le Kremlin. Selon Le Monde, Kaja Kallas a dénoncé cette décision dans un message publié sur les réseaux sociaux. La responsable européenne considère que les revenus supplémentaires tirés du gazole pourraient aider la Russie à poursuivre ses opérations militaires. Elle a également assuré que l’Union européenne ne comptait pas assouplir sa propre politique de sanctions. L’Union européenne critique la levée des sanctions sur le gazole russe La position de Kaja Kallas s’inscrit dans la stratégie européenne visant à limiter les ressources financières de la Russie. Depuis le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine en février 2022, les États membres ont adopté plusieurs séries de sanctions économiques contre Moscou. Ces mesures concernent notamment le secteur énergétique, les établissements financiers et les exportations de technologies sensibles. L’objectif est de réduire les revenus et les capacités industrielles susceptibles de soutenir l’effort de guerre russe. Cependant, l’assouplissement de certaines restrictions sur les produits pétroliers suscite des inquiétudes à Bruxelles. Les responsables européens craignent qu’une reprise des échanges commerciaux concernés ne procure à Moscou des recettes supplémentaires. Kaja Kallas refuse tout relâchement de la pression sur Moscou Dans sa déclaration du 10 octobre, Kaja Kallas a établi un lien direct entre les revenus énergétiques russes et la poursuite du conflit. Elle estime que la suspension des restrictions intervient à un moment où la pression économique devrait, au contraire, être maintenue. La cheffe de la diplomatie européenne a également réaffirmé la détermination de l’Union à conserver ses sanctions. Cette position traduit la volonté de Bruxelles de ne pas modifier sa stratégie face à la poursuite des attaques russes. Par ailleurs, les autorités européennes considèrent les sanctions comme un instrument de pression diplomatique. Elles cherchent ainsi à augmenter le coût économique de la guerre pour Moscou, même si leurs effets dépendent aussi de leur application et des échanges avec les pays tiers. Donald Trump justifie sa décision par la hausse des prix du carburant Vendredi 9 octobre, Donald Trump a annoncé un accord avec Vladimir Poutine pour permettre l’arrivée de nouvelles quantités de gazole russe sur les marchés. L’administration américaine a temporairement suspendu certaines restrictions afin de faciliter ces transactions. Le département du Trésor américain a délivré une autorisation valable six mois. Cette mesure doit faciliter les importations de gazole russe, alors que les prix du carburant pèsent sur les consommateurs et les entreprises américaines. Les modalités financières complètes de l’accord restent néanmoins à préciser.  Le gazole joue un rôle important dans les transports routiers, l’agriculture et plusieurs activités industrielles. Ainsi, Washington espère qu’une augmentation de l’offre contribuera à détendre les prix. Toutefois, plusieurs analystes doutent que cette décision suffise à modifier durablement les conditions du marché. L’Ukraine dénonce une décision favorable à la Russie Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a vivement critiqué l’annonce américaine. Il estime qu’un assouplissement des sanctions énergétiques risque de renforcer les capacités financières du Kremlin, alors que les bombardements russes se poursuivent. Cette décision intervient dans un contexte particulièrement tendu. De nouvelles frappes ont touché plusieurs régions ukrainiennes, notamment Zaporijjia, où les autorités ont fait état de victimes civiles. Les attaques contre les infrastructures énergétiques continuent également de perturber l’approvisionnement en électricité. L »annonce américaine a provoqué des réactions négatives parmi les partenaires européens de Kyiv. L’Allemagne a notamment confirmé qu’elle maintiendrait les sanctions contre la Russie et travaillerait avec ses alliés à de nouvelles mesures.  De nouvelles sanctions européennes attendues lundi L’Union européenne prépare une nouvelle étape de sa politique restrictive. Les ministres des Affaires étrangères doivent se réunir lundi 12 octobre pour examiner des mesures supplémentaires contre les personnes et les organisations liées à l’effort de guerre russe.…

Vincent Duclert estime que l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir menacerait les traditions qui fondent la France / L'Express
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Vincent Duclert estime que l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir menacerait les traditions qui fondent la France

L’historien Vincent Duclert relance, ce samedi 10 octobre 2026, le débat sur l’utilisation politique de l’histoire de France. À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, il critique la manière dont l’extrême droite présente certains épisodes du passé national. Ses prises de position accompagnent la publication d’un ouvrage collectif consacré aux relations entre mémoire, nationalisme et démocratie. Selon Le Monde, Vincent Duclert considère que certains récits historiques défendus par l’extrême droite reposent sur une sélection idéologique des événements. Le chercheur, spécialiste de l’histoire des sociétés démocratiques et des génocides, s’inquiète des conséquences de ces interprétations sur le débat public. Ses analyses interviennent alors que plusieurs formations politiques cherchent à redéfinir la notion de patriotisme. Un ouvrage collectif consacré aux usages politiques de l’histoire Publié le 1er octobre 2026 aux éditions Philippe Rey, Les Faussaires de la nation rassemble 53 historiens et intellectuels. Vincent Duclert et la journaliste Maria Malagardis ont dirigé cet ouvrage de 624 pages. Les auteurs examinent différents épisodes de l’histoire française, notamment l’affaire Dreyfus, le régime de Vichy et la colonisation. Ils étudient également les discours contemporains sur l’immigration et l’identité nationale. D’après Sorbonne Université, le livre repose sur une confrontation entre affirmations politiques et travaux historiques. Les contributeurs souhaitent distinguer les connaissances établies des interprétations idéologiques. Le patriotisme au centre des désaccords politiques La notion de patriotisme occupe une place importante dans les discours du Rassemblement national. Marine Le Pen et Jordan Bardella mettent régulièrement en avant la souveraineté, l’identité nationale et la défense des intérêts français. Vincent Duclert conteste toutefois leur interprétation de cet héritage. Il défend une conception du patriotisme fondée sur les libertés publiques, l’égalité des citoyens et les principes républicains. Cette opposition reflète un débat ancien. En effet, les différentes traditions politiques françaises ne donnent pas toujours le même sens à la nation. Pour certains courants, elle repose principalement sur une histoire, une culture et des traditions communes. D’autres insistent davantage sur la citoyenneté, les institutions et l’adhésion à des principes politiques. Le passé du Rassemblement national fait débat L’histoire du Front national, devenu Rassemblement national en 2018, constitue un autre point de désaccord. Fondé en 1972, le parti a notamment compté parmi ses premiers membres des personnalités issues de différentes traditions nationalistes. Certaines étaient liées à des mouvements collaborationnistes. Marine Le Pen a ensuite engagé une stratégie de transformation de l’image du parti. En 2015, elle a notamment exclu son père, Jean-Marie Le Pen, après de nouveaux désaccords publics. Cependant, les historiens continuent d’étudier la place de cet héritage dans les discours actuels du RN. Le parti affirme pour sa part avoir rompu avec plusieurs positions de son fondateur. La question concerne donc autant l’histoire de l’organisation que l’évolution de son programme et de ses dirigeants. L’histoire nationale revient dans la campagne présidentielle À l’approche de 2027, les références à la nation dépassent largement le Rassemblement national. Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann ont également intégré le patriotisme à leurs discours politiques. Ils cherchent notamment à associer l’idée nationale à des projets sociaux, démocratiques ou européens.…

Jordan Bardella et les accusations d'antisémitisme mettent à l'épreuve la stratégie de normalisation politique du Rassemblement national / LCP
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Jordan Bardella et les accusations d’antisémitisme mettent à l’épreuve la stratégie de normalisation politique du Rassemblement national

Jordan Bardella reste au centre d’une controverse politique après la publication de messages antisémites qui lui sont attribués. Le président du Rassemblement national conteste leur authenticité et dénonce une opération destinée à lui nuire. Le 6 octobre 2026, il a de nouveau rejeté les éléments présentés par le média d’investigation Mediapart. L’affaire relance le débat sur l’évolution du RN et son rapport à l’antisémitisme. Selon Public Sénat, Jordan Bardella a réaffirmé ses démentis lors d’une conférence de presse consacrée au budget du parti. Il conteste formellement les éléments utilisés pour attribuer les messages à son compte. De son côté, Mediapart maintient ses conclusions et affirme avoir vérifié l’origine des échanges.  Des messages anciens au cœur de l’affaire Jordan Bardella Le 28 septembre, Mediapart a publié une enquête consacrée à des conversations privées datant des années 2013 à 2015. Les échanges contiendraient plusieurs propos antisémites et complotistes. À cette époque, Jordan Bardella faisait ses premiers pas au Front national, devenu Rassemblement national en 2018. Le 1er octobre, le média a publié de nouveaux documents pour étayer son enquête. Il évoque notamment des conversations Messenger et des données issues de Facebook. Mediapart indique avoir fait authentifier des éléments techniques avec l’appui de la plateforme et d’un commissaire de justice. Ces documents constituent le principal fondement de ses accusations. Cependant, Jordan Bardella rejette toujours leur attribution. Il affirme que les éléments présentés ne prouvent pas qu’il soit l’auteur des messages.  Le Rassemblement national défend son président Marine Le Pen a publiquement soutenu Jordan Bardella depuis le début de la controverse. La dirigeante du RN conteste la présentation de l’affaire et met en cause les méthodes du média d’investigation. Le parti dénonce également une offensive politique et médiatique. Jordan Bardella a engagé une procédure en diffamation contre Mediapart. Cette démarche ouvre un nouveau volet judiciaire, distinct du débat politique. En revanche, le dépôt d’une plainte ne permet pas, à lui seul, de déterminer l’authenticité des messages. La controverse intervient alors que le RN cherche à mettre en avant ses propositions économiques. Le 6 octobre, les questions sur les accusations d’antisémitisme ont notamment marqué une conférence de presse consacrée au budget. L’histoire du RN revient dans le débat politique L’affaire dépasse désormais la seule question des messages attribués à Jordan Bardella. Le Front national, fondé en 1972, a longtemps été associé aux déclarations controversées de son ancien président Jean-Marie Le Pen. Plusieurs de ses propos sur la Shoah lui ont valu des condamnations judiciaires. Depuis son accession à la direction du parti en 2011, Marine Le Pen a engagé une stratégie de normalisation. Elle a notamment pris ses distances avec certaines positions de son père. Le changement de nom du parti en 2018 s’inscrit dans cette transformation. Toutefois, ses adversaires politiques estiment que les révélations récentes interrogent la profondeur de cette évolution.…

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